25/01/2012

Musique tcherkesse

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« Circassia »

 

MUSIQUE TCHERKESSE

Ensemble circassien de Jordanie

 

La Circassie, un pays qui n’existe plus…

 

La diaspora circassienne n’en est que plus farouchement attachée à sa culture. Sa musique traditionnelle nous invite à la danse et aux grandes chevauchées. Mélancolique ou joyeuse, elle est ici servie par des musiciens virtuoses, dont la qualité et la précision d’exécution relève du domaine de la musique classique.

 

L’album est constitué de mélodies dont les plus anciennes remontent à plus de 600 ans.

La danse domine, l’accordéon aussi. Le tempo est souvent inspiré par celui des allures du cheval, si intimement lié à la culture des Tcherkesses, cavaliers et guerriers reconnus.

 

Les musiciens de l’Ensemble circassien de Jordanie restent extrêmement attachés à leur culture, tenant beaucoup à préserver la pureté de leur art. Si les airs figurant sur ce CD sont « presque » cent pour cent circassiens, le groupe joue parfois aussi des airs jordano circassiens, ayant été imprégné des sons locaux avec le temps. Juste retour des choses, de nos jours ce sont les Circassiens de Jordanie qui renvoient au pays la part de leur culture musicale qui, à cause des événements dramatiques des siècles passés, avaient pratiquement disparu de leur région d’origine, le Caucase.

 

Un peu d’histoire…

 

Les Circassiens sont un peuple originaire du nord-ouest du Caucase. La terrible guerre russo-circassienne durera plus d’un siècle (1763 / 1864). Quand la paix fut déclarée, la plupart des Circassiens furent forcés de s’exiler vers les pays contrôlés par l’Empire Ottoman. Leur diaspora compte aujourd’hui une population de deux millions en Turquie, 100 000 en Syrie, 65 000 en Jordanie et 4 000 en Palestine. Vivent également une communauté de 40 000 en Allemagne et une autre de 9 000 aux Etats-Unis. Les Circassiens jouissent de la nationalité des pays où ils vivent, tout en préservant leur identité culturelle, dont la musique constitue un élément majeur.

 

La diaspora circassienne dénonce aujourd’hui la tenue des Jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, le site principal des J.O. étant celui de la station de ski de Krasnaïa Poliana (« La clairière rouge »), lieu de la dernière bataille livrée contre les russes et où le plus important génocide du 19ème siècle a été perpétré contre les Circassiens.

 

ENSEMBLE CIRCASSIEN DE JORDANIE

 

Muhannad Nasip, accordéon (Pshina)

Mohammad Apesh, accordéon (Pshina)

Mohammad Anfouqa, percussions (Baraban)

Mahmoud Bishmaph, instrument à cordes (Apa-Pshina)

Ehab Jankhot, percussions (Pkhachach)

Blan Jalouqa, accordéon (Pshina) et flûte

Maen Nakhwa, percussions (Baraban)

Bater Abaza, accordéon (Pshina)

Sanad T'haquakhua, instrument à cordes (Apa-Pshina)

Mohammed Saeed Bazoqa, accordion (Pshina)

 

PROGRAMME DU CD

1. Eslameh

2. Kabarley Eslameh

3. Qafa

4. Sinana

5. Zafâku

6. Haqulash

7. Tlaparisa

8. Widg

9. Solo Qafa

10. Jagu Qafa

11. Zafâqu III

12. Apa Pchina Pchinatla

13. Pasareh Qafa

14. Adiga Jagu

15. Abiba Qafa

16. Haqulash II

17. Baraban

18. Istanbula qa

 

INSTRUMENTS

Pshina. Accordéon circassien. Joué avec la même technique que

l’accordéon clavier, il est fait à la main, au Caucase exclusivement.

Baraban. Tambour et principal instrument de percussion.

Pkhachich. Instrument de percussion en bois, joué avec les deux

mains. Le son ressemble à celui des mains qui applaudissent.

Apa-Pshina. Instrument à trois cordes, au son ressemblant à celui de

la mandoline.

Flûte circassienne. Instrument réalisé en bois, au son proche de la

flûte alto européenne.

Enregistré à Amman, en Jordanie, en juin 2011

Enregistrement en HDRS : Jean-Yves Labat de Rossi

 

CONTACTS PRESSE / INFORMATIONS / DEMANDE DE VISUELS :

Ad Vitam Records

Anne Dieumegard et Jean-Yves Labat de Rossi

05 55 67 35 85

advitam@advitam-records.com

www.advitam-records.com

15:53 Écrit par Roustaveli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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