21/06/2006

Concert

Arax au Festival d'Art de Huy

le 21 août 2006 à 22 heures

 

 

Arax propose des arrangements originaux d'un répertoire issu de musiques traditionnelles arméniennes et de compositeurs tels que Komitas et Khatchatour Avétissian. 

Tigran Ter Stépanian (guitare)

Vartan Hovanissian (doudouk, shêvi)

Dominique Peynsaert (violoncelle)

Osvaldo Henandez (percussions)

Jean-Marc Finn (flûte).

 

Entrée gratuite

Lieu : église Saint-Mengold, Huy

Infos : centre culturel de l’arrondissement de huy
avenue delchambre, 7a
4500 huy - belgique
tél. 0 (32) 85 21 12 06
fax 0 (32) 85 25 04 09
info@ccah.be

16:49 Écrit par Roustaveli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Livres

Récemment sortis des presses

 

 

Les souvenirs d'Anne Drancey constituent un témoignage exceptionnel : celui d'une Française prise en otage par les Tchétchènes en 1854. Institutrice chargée d'apprendre le français aux filles de l'un des princes de Géorgie, elle fut enlevée en même temps qu'elles par les hordes de Chamyl, chef des Tchétchènes, et transportée dans des conditions effroyables avec ses maîtresses jusque dans le harem de ce redoutable guerrier considéré encore aujourd'hui comme un héros de la résistance contre les Russes.

On pourrait douter de la véracité de ce récit de captivité écrit à la manière d'un roman d'aventures si les archives inédites de son auteur n'avaient été retrouvées par Mme Hermann au cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de France. D'une plume alerte, Anne Drancey évoque la famille princière dans laquelle elle vivait jusqu'au drame qui devait la conduire en Transcaucasie au milieu des femmes de Chamyl. Elle décrit avec force détails les usages et les moeurs du peuple qu'elle découvre, donne des exemples touchants de la solidarité des femmes entre elles et montre innocemment comment des otages peuvent finir par être fascinés par leurs geôliers. Enfin les négociations entreprises de part et d'autre pour échanger les prisonnières contre une rançon et d'autres captifs ne peuvent manquer de nous faire penser à des événements contemporains.

 

Aux Editions Mercure de France, 208 pages, environ 16 €

 

 

Salomé Zourabichvili, née en France, est la petite fille d'émigrés géorgiens arrivés en France en 1921. Diplomate, elle a été ambassadeur de France en Géorgie. En mars 2004, à titre exceptionnel, elle devient ministre des Affaires Etrangères de Géorgie. Sa nomination fut alors perçue comme une volonté de rapprochement du bloc occidental. En octobre 2005, elle a été brutalement remerciée par le président Saakachvili qui l'avait nommée. Depuis son éviction de ce gouvernement, la population géorgienne la place en tête des sondages d'opinion : elle incarne désormais le nouvel espoir politique de la Géorgie.

Ce livre entrecroise le récit de la trajectoire de Salomé Zourabichvili avec des portraits de quelques uns de ses ancêtres. On croise ainsi dans ce texte Ivane Zourabichvili qui, ayant occupé de hautes fonctions au sein du gouvernement menchevik, fut à l'origine de l'arrestation de Staline ! On y a fait aussi la connaissance d'une grand-tante de S.Z qui fut le modèle de la jeune géorgienne du roman d'Aragon, Les Cloches de Bâle, puis de Nico, l'arrière-grand père, " le Victor Hugo géorgien ", puis d'Olga , de Maïa, d'Agrippine, femmes aux vies brisées par l'exil et d'autres encore, personnages hors du commun qui ont eu des destins romanesques et dont la mémoire hante S.Z. Ces ombres tutélaires semblent avoir joué un rôle dans l'accumulation de coïncidences qui ont présidé à son retour en Géorgie. Ainsi ses ancêtres avaient dû quitter leur pays, chassés par l'armée russe et, clin d'œil de l'histoire, c'est S.Z qui eut à négocier le départ des troupes russes de Géorgie…

 

Publié chez Grasset en mai dernier; 295 pages, environ 18 €

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